La Fée, l’Arbre Blanc et l’Onirographe
Je dormais sous la lune, et le matin, mes cheveux étaient couverts de neige. Je serrais dans mes mains la bouteille d’Elixir, l’Onirographe, voyant à travers le verre toutes sortes d’apparitions étranges, reflets des créations passées et à venir. Cet Elixir de vie et de mort était aussi un vestige de l’ancienne Cité ; les autres Créateurs gardaient précieusement, jalousement, de vieux grimoires poussièreux, qui racontaient dans une langue oubliée les origines de cette potion, créée à partir d’un mélange des différentes espèces de plantes qui poussaient dans la Vallée, et du sang des Alchimistes, une caste souterraine que nul n’avait jamais vu, et que l’on ne verra jamais. Avec l’Onirographe, je peux donner vie à la neige, sculptée de mes mains nues; je suis capable de faire naître des merveilles comme on n’en a jamais vu, ou des créatures sorties de nos pires cauchemars. C’est la Vie elle-même qui est contenue dans ce flacon.
(petit extrait des Contes de la Reine Blanche)








vavoom a dit,
février 3, 2007 à 9:51
Quelles belles photos, tout est magique et empreint d’une telle pureté, j’adore !